L'(es) auteur(s) certifi(ent) l'exactitude de l'ensemble des informations qui
suivent. Les opinions contenues dans le présent article n'engagent que
leur(s) auteur(s).
Auteur : Gaylord Becker. Source : projet tutoré - IUT Nancy Charlemagne, département Techniques de Commercialisation.
vendredi 27 juin 2008, par Animateurs du site
Fils d’émigrés irlandais, Michael Cullen est considéré comme l’inventeur du supermarché. Alors qu’il travaillait pour la société Kroger, celui-ci avait mené en parallèle une expérience à West Frankfort (Illinois), qui consistait à vendre des articles posés à même le sol à prix de gros. A la vue de ce succès, Michael proposa alors son concept au président de la Kroger par lettre. N’ayant pas été pris au sérieux, Michael Cullen démissionna et ouvrit son premier magasin : « King Cullen » fin août 1930 dans le quartier du Queens à New-York. Ce premier supermarché fut ouvert à l’aide d’un ami grossiste qui lui avança la marchandise, ainsi qu’en achetant des produits à des petits commerçants qui, pris dans la crise économique, n’arrivaient plus à écouler leurs stocks. Malgré l’absence de vitrine et de comptoir, les clients trouvaient leur bonheur dans ce capharnaüm de 500m². Ce fut un tel succès que les personnes vivants à 15 kilomètres à la ronde faisaient le déplacement ; et ce non seulement pour trouver des articles qui pouvaient être 40% moins chers que chez les petits commerçants, mais aussi pour trouver des produits qui ne figuraient jamais avec l’alimentaire comme la lessive par exemple.
Alors que beaucoup de personnes pensaient que ce phénomène allait disparaître avec la crise, ce supermarché fut le premier d’une longue série. A sa mort, en avril 1936, Michael Cullen était propriétaire d’une cinquantaine de supermarchés.
Tous les supermarchés avaient dans l’ensemble les mêmes caractéristiques. Ils étaient installés dans de grands locaux lugubres qui pouvaient atteindre la surface d’un terrain de football, et situés dans des endroits peu fréquentés par la population. Dans un but d’économie, les produits étaient entassés dès leur arrivée, puis disposés en libre service afin d’obtenir au final des prix de 15 à 40% moins chers que dans les petites boutiques.
Les emplacements à l’écart des rues commerçantes et le libre-service permettaient de réduire les coûts. De plus, grâce au libre-service, la ménagère n’était plus poussée à l’achat, connaissait les prix, et trouvait tous types de produits à des prix minimes. C’est donc de cette manière et en attirant les personnes vivant 15 kilomètres à la ronde que les supermarchés vendaient autant que 100 boutiques réunies. Par ailleurs, la publicité joua un rôle relativement important dans l’attraction des clients. Grâce à celle-ci les magasins se faisaient connaître et séduisaient une grande partie de la population qui se déplaçait aussi pour voir, par exemple, Big Bear un ours savant qui faisait ses courses dans l’enseigne du même nom. Ces commerces à la superficie supérieure de 10 à 20 fois les épiceries traditionnelles ont été associés à l’augmentation du panier moyen, puisque les Américains dépensaient 2$ dans les supermarchés contre 0,35$ dans les épiceries.
La réussite du nouveau concept s’est donc traduite par une croissance fulgurante du nombre de supermarchés. En 1940, on recensait 6171 supermarchés et 10 057 en 1946.
L’idée du supermarché ayant résistée à la fin de la crise, il s’est avéré que les commerçants indépendants et les grossistes ouvrirent eux-aussi leurs propres supermarchés. Supermarchés qui, au fur et à mesure, proposaient de nouveaux produits toujours à bas prix tels que : poste radio, appareils électroménagers…
Bibliographie :
Etienne Thil, 2000, « Les inventeurs du commerce moderne », éditions JOUWEN.
Frédéric Carluer-Lossouarn, 2007, « L’aventure des premiers supermarchés », éditions Linéaires.
Blog : « Les premiers supermarchés » - http://lespremierssupermarches.over-blog.com/article-4491982.html
Contacter le responsable éditorial de ce site
Contacter le Webmestre de ce site
![]() |