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Auteur : A.Despres. Projet étudiant encadré.
dimanche 9 décembre 2007, par Animateurs du site

Spécialisée dans la vente de prêt-à -porter, l’entreprise s’est peu à peu diversifiée sur différents segments de marché depuis sa création comme la nourriture, les articles de ménages ou encore les meubles.
Tout commence avec l’ouverture d’une échoppe en 1884 par Michael Marks, jeune émigré juif qui arrive tout droit de Lituanie. L’enseigne voit le jour à Leeds au Royaume-Uni sous la forme d’une chaîne de penny bazar. A l’époque cette formule est plus qu’originale et révolutionne le monde de la distribution en fournissant des marchandises de qualités à des prix accessibles à tous. La devise qui anime le marché en plein air de Kirkgate, marché qui abrite le premier penny bazar est la suivante : « ne demande pas le prix, c’est un penny ! ». C’est dix ans plus tard que l’incroyable histoire débute pour M&S à l’initiative de Michael Marks et Thomas Spencer. A l’époque Marks voulait étendre son entreprise, ce qui explique qu’il se soit tourné vers un de ses fournisseurs, Isaac Dewhurst, dans l’espoir d’y trouver un partenaire commercial. Mais celui-ci n’ayant pas perçu l’opportunité de l’offre, refusa et suggéra son caissier, en la personne de Thomas Spencer. A noter cependant que Dewhurst est resté en contact avec l’enseigne dans la mesure où il a été, depuis sa création, le principal fournisseur de M&S.
Depuis sa création pas moins de 8 dirigeants ont succédé à Michael Marks à commencer par son propre fils, Simon Marks qui a repris les rennes de l’entreprise à partir 1916 jusqu’en 1964. Sous la direction de Simon Marks, dans les années 20, l’entreprise adopte le système d’achat direct auprès des fournisseurs. Elle entretient avec eux des relations fondées sur une exigence de qualité poussée à l’extrême et sur des contrôles draconiens. A la suite de quoi et grâce à l’aide de son ami Israël Sieff et de leurs efforts communs, l’enseigne M&S assoit sa réputation pour de nombreuses années.
A partir de 1928, après avoir était déposée et enregistrée la marque St Michael, celle-ci est portée par tous les articles de l’enseigne depuis les bonbons jusqu’aux chaussures. Simon Marks a également été à l’origine d’autres évolutions comme la possibilité de retourner des marchandises en accordant le remboursement complet de la valeur si le reçu était présenté. Les différents dirigeants qui ont succédé à Simon Marks, ont été nombreux. On peut les citer dans l’ordre : Israël Sieff (1964-1967), Edward Sieff (1967-1972), Marcus Sieff (1972-1984), DerekRayner (1984-1991), Sir Richard Greenbury (1991-1999), Luc Vandevelde (2000-2004) et Paul Myners (2004-2005/6).
A noter que M&S a entamé son internationalisation en Europe au milieu des années 70, en commençant par la France ; puis se fut le tour de la Belgique, de l’Espagne et des Pays-Bas d’accueillir sur son territoire la célèbre enseigne M&S. L’entreprise ne compte aujourd’hui pas moins de 160 magasins à l’extérieur du territoire national. Elle poursuit sa croissance en rachetant en 1988 la chaîne Brooks Brothers, une compagnie Américaine et les supermarchés Kings Super Markets. Tout se passe encore très bien dans les années 1993 et 1994 pour M&S puisque l’enseigne enregistre des bénéfices records, en hausse de 16% et avec la plus belle rentabilité de la profession au niveau mondial. Les années se suivent mais ne se ressemblent pas. En effet, les différents dirigeants qui se sont succédés n’ont pas tous eu la chance de connaître, comme leurs prédécesseurs, les années de gloire et de croissance. Ce constat est davantage valable à partir de 1997 lorsque M&S traverse ses premières difficultés. Cette crise va ouvrir la porte à une multitude d’autres dont le groupe M&S ne s’est pas toujours entièrement remis. Différents facteurs sont à l’origine de ce déclin. En effet sous la direction de Sir Richard Greenbury, les marges bénéficiaires sont poussées au maximum ce qui contribue à fragiliser la fidélité de ses clients. De plus, la stratégie qu’avait adoptée M&S, celle de s’internationaliser, devait permettre au groupe d’étendre le succès qu’il connaissait sur son marché d’origine. Mais les concurrents étant de plus en plus nombreux et très réactifs (Gap, Zara, Etam ou H&M), l’internationalisation du groupe n’a fait qu’accélérer son déclin. Et ces crises se sont directement répercutées sur le chiffre d’affaires qui n’a cessé de diminuer. L’ampleur de ces multiples crises s’est largement fait ressentir sur le résultat net du groupe qui a été divisé par trois. Pour redresser le groupe et tenter de rétablir la situation de prospérité, les actionnaires vont faire appel à un nouveau dirigeant.
Ce nouveau dirigeant, Luc Vandevelde, surnommé par la presse Britannique « Cool Hand Luc » (Luc la main froide), nommé en février 2000 PDG du groupe Britannique en plein déclin, avait pour mission de redresser l’enseigne en l’espace de deux ans. Pour cela, ce dernier n’a pas lésiné sur les moyens, notamment en fermant ou vendant la plupart des magasins de la chaîne à l’étranger, dont les magasins français et avec 4400 suppressions d’emplois dans toute l’Europe. Il a également entrepris à la modernisation des magasins et le rajeunissement des lignes.
Cette même année, M&S a réussi à récupérer des parts de marché avec l’introduction de sa nouvelle gamme d’habillement « par una » conçue par George Davies. Tous les efforts ont fini par payer, et à la fin de l’année 2002, M&S annonce une hausse de 30% de son bénéfice semestriel. Cela ne signifie pas pour autant que M&S en a fini avec les difficultés. D’autant plus que l’enseigne représente moins d’un quart de la taille de l’actuel plus grand et du plus profitable détaillant du Royaume-Uni : Tesco.
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